Le calcul refait à la main sur deux appartements, puis les mêmes lignes écrites en Python.
Les pages 4 et 5 ont donné les résultats, 190, 62,5 et 56,25, en sautant des lignes.
Celle-ci n'en saute aucune : c'est le seul endroit du parcours où tout se vérifie de tête, du premier produit à la dernière moyenne, et à la fin on regarde à quoi ressemblent ces mêmes lignes écrites en Python.
Le calcul entièrement à la main
Deux appartements, décrits par leur surface et leur nombre de pièces, ont été vendus à un prix connu, et on calcule tout, du premier produit à la dernière moyenne, avec des prix comptés en milliers d'euros.
Le jeu de données D
Exemple
Surface x1 (m²)
Pièces x2
Prix observé y (milliers d'euros)
n=1
50
2
200
n=2
30
1
115
Les deux ventes du fil conducteur. Un jeu de cette taille ne sert à rien pour apprendre ; il sert exactement à ce qu'on va en faire, vérifier un calcul jusqu'au dernier chiffre.
x(1)=(502),y(1)=200x(2)=(301),y(2)=115
Chaque entrée est un vecteur colonne de R2, la vérité terrain un simple réel. Chaque entrée porte ses deux nombres dans l'ordre convenu page 4 : la surface, puis les pièces.
Un premier jeu de paramètres, posé à la main
Il faut un θ à noter, et c'est celui que la page 4 a posé au jugé, et que la page 5 a nommé θA : trois nombres écrits sans être calculés et sans être justifiés, car aucun apprentissage n'a eu lieu. C'est délibéré, et c'est même nécessaire : pour voir ce que la perte mesure, il faut d'abord quelque chose à mesurer, et n'importe quoi fait l'affaire.
θA=(w,b)avecw=(w1,w2)=(3,10),b=20
Trois nombres, et trois seulement : c'est tout ce qu'on peut régler.
Premier appartement. On applique la formule 4.1, terme à terme, sans rien regrouper d'avance.
L'estimation manque le prix observé de 10 milliers d'euros, et le carré transforme cet écart en 100.
Second appartement. Mêmes paramètres, mêmes gestes.
y(2)=3×30+10×1+20=90+10+20=120
ℓ(y(2),y(2))=(120−115)2=52=25
Ici l'estimation passe au-dessus du prix observé, de 5 milliers d'euros. Le carré ne s'en soucie pas : il rend 25, sans signe.
Il reste à moyenner les deux pertes, et avec N=2 la moyenne est une demi-somme.
LD(θA)=N1n=1∑Nℓ(n)=21(100+25)=2125=62,5
On change un seul paramètre
Gardons w=(w1,w2)=(3,10) intact et déplaçons le biais de 20 à 22,5, si bien qu'un seul des trois nombres bouge. Les deux appartements, eux, ne bougent pas : D est fixe, et c'est bien pour cela que la perte est une fonction de θ seul. Appelons ce nouveau point θB.
Les deux écarts sont devenus égaux en valeur absolue, 7,5 chacun, l'un par défaut et l'autre par excès. Le carré efface la différence de signe et rend deux fois la même perte.
LD(θB)=21(56,25+56,25)=56,25
Les deux notes, côte à côte
y(1)
ℓ(1)
y(2)
ℓ(2)
LD
θA, b=20
190
100
120
25
62,5
θB, b=22,5
192,5
56,25
122,5
56,25
56,25
Un seul nombre a changé, de 20 à 22,5, et les cinq colonnes ont bougé avec lui. L'écart de note est de 6,25.
La conclusion mérite d'être écrite en toutes lettres. θB est un meilleur point pour cette note-là et ces deux exemples-là, puisque 56,25<62,5. Pas un meilleur modèle du marché immobilier, pas une meilleure théorie du prix.
Et le déplacement de 20 à 22,5, personne ne l'a calculé : il a été essayé. Trouver la bonne direction sans essayer est le sujet du chapitre 3.
Chaque écart devient une aire, et la note est leur moyenne.
De l'algorithme au code
Le calcul qu'on vient de faire deux fois est une procédure : la même suite de gestes, appliquée à des nombres différents. Elle tient en quatre gestes : lire un exemple, calculer l'estimation, la comparer au prix payé, et moyenner sur les exemples.
Chaque symbole a un nom dans le programme, et un seul.